Dans une logique de développement et d’une meilleure pénétration du marché, Raya Algérie, distributeur du leader mondial Nokia, a, depuis quelques temps décidé, de se lancer dans les services après-vente. Un investissement prometteur et fort nécessaire, car il était temps que les opérateurs développent des activités hors vente, et prennent en charge le volet maintenance. Conséquence de l’évolution du marché des téléphones mobiles en Algérie. (Reportage réalisé par Yazid Benhaïmi)
C’est une mutation que les responsables de Raya ont bien assimilée, d’où la naissance de leur «clinique» pour mobiles. Une manière aussi pour eux d’accompagner, mieux et plus longtemps, leur clientèle, dans l’objectif de la fidéliser, et cela en seulement une année et demi depuis leur installation en Algérie. «Nous investissons intelligemment». Cette déclaration du responsable marketing de Raya Algérie, résume, à elle seule, la politique et les ambitions du distributeur. Visite guidée dans un environnement où se côtoient, blouses blanches, mains gantées, et «scalpel» électronique…
Dans l’objectif de mieux cerner l’activité maintenance du distributeur, nous
avons effectué une visite à une des 05 boutiques Raya Algérie, celle d’El Biar
en l’occurrence, où sont prises en charge les pannes de niveaux 1 et 2. Nous
nous sommes également rendu au grand laboratoire de maintenance, niché au
premier étage de la direction générale, là où atterrissent les appareils
«souffrant» de pannes de niveau 3.
Le client est interrogé sur ce qui ne va pas avec son téléphone lors de sa
réception. Un diagnostic technique est alors effectué pour confirmer les pannes
déclarées par le client. Ensuite, si les pannes détectées sont de niveau 1 ou 2,
un devis pour la réparation est effectué, et présenté au détenteur du téléphone.
Si la panne est classée niveau 3, le produit est directement envoyé vers
l’atelier de la direction générale.
«Il y a des clients qui viennent uniquement pour effectuer des mises à jour pour
leurs téléphones», mentionne notre interlocuteur. Dans l’atelier de maintenance,
certaines règles de sécurité sont rigoureusement respectées. Il est vrai que les
composants des appareils sont très fragiles, notamment la carte mère. C’est à
cet effet que le parterre, le tapis couvrant les tables de réparation, sont
couverts par des revêtements spéciaux, qui ont pour fonction de neutraliser les
charges électrostatiques, que dégage le corps humain, réputées hautement
nuisibles pour les composants électroniques.
Au premier étage de la direction générale de Raya Algérie, le décor est plus
imposant. Le service dédié à la maintenance, à première vue, rappelle un peu une
zone à haute sécurité d’un laboratoire de recherche virale. C’est que chez Raya
on ne badine pas avec les règles de sécurité. L’accès est, d’ailleurs, réservé
au personnel autorisé, et surtout vêtu de la blouse blanche réglementaire, et de
«footwear» (des isolants pour les chaussures). Là aussi, plutôt surtout là, les
champs électromagnétiques peuvent faire des dégâts.
La réparation est effectuée dans deux salles : la salle de maintenance et la
salle BGA. Une autre salle fait également office de magasin de pièces de
rechange «d’origine Nokia», insiste-t-on. La salle BGA, appelé ainsi en
référence à cette machine, au coût onéreux, qui sert à la soudure et la «déssoudure»
des circuits et éléments, parfois microscopiques des téléphones. Un matériel
jalousement gardé, puisque, souligne-t-on, il en existe que deux répliques en
Afrique.
Commentaires (1 posté) :
Le 20/12/2011
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